Qu’est-ce que l’éthique d'un graphiste ? Pour répondre commençons par percevoir le graphisme comme un art impliqué. À partir de ce glissement de point de vue, nous pouvons voir que sa pratique ne mime pas la liberté des arts mais fait des contraintes de la commande et des obligations fonctionnelles le fondement de son travail. Dès lors que faire des conflits inévitables avec le commanditaire ? Comment exploiter à dessein les contraintes techniques ? Comment s’adapter au public du message graphique pour lui parler, l’interpeler, le séduire ? Dans les faits, quelles éthiques naissent de cette situation d’hétéronomie ? Quels dépassements du modèle auctorial sont possibles ? Quels rapports de production confèrent une autorité aux signes ?

1. Études de terrains: Observations participantes, entretiens qualitatifs, co-fabrication commentée, etc.

2. Écologie des idées: analyse des textes, entretiens, études des idéologies de référence, etc.

3. Écologie de l’action: pratiques expérimentales, design fiction, recherches techniques, expérimentations sémiologiques situées, etc.